Jacques le Majeur, fils de Zebédée et de Salomé, frère de Jean, disciple de Jésus, fut celui qui, le premier, versa son sang pour le Seigneur et fut décapité par Hérode Antipas 1er en 44.
A sa mort à Jérusalem, la dépouille est embarquée par des disciples et, guidés par un ange, ces derniers accostent en Galice. C'est en 813 qu'un ermite, Pelayo, est aveuglé par une lumière qui le conduit vers le lieu où le corps de Jacques est enseveli et oublié depuis huit siècles. De cette légende, naît "Compostelle" ou "Champs d'Etoiles". Là, Alphonse II, Roi des Asturies, fait bâtir une église. Très vite, la nouvelle se répand et c'est aux XII et XIIIème siècles que le pèlerinage connaît son apogée. L'Europe entière est sur les routes et ce jusqu'au XVème siècle. A travers la France, quatre grands axes se dessinent, partant de Paris, le Puy, Vezelay et Arles. Depuis les années soixante, le pèlerinage reprend vie. En 1970, on compte 64 pèlerins, en 1999 on en dénombre 150.000.
C'est en 1998 que l'Association des Amis de Saint-Jacques de Compostelle, de la région P.A.C.A., voit le jour. Son but est de reconstituer le chemin de Haute Provence, depuis la frontière italienne, jusqu'à Arles. C'est chose faite. Elle est en mesure de présenter un itinéraire traversant, à partir du Mont Genèvre, les villes de Tallard et de Sisteron (où se trouvait un hôpital Saint-Jacques dans la rue Saunerie), l'église Saint-Domnin (lieu de passage du pèlerin vers Châteauneuf-Val-Saint-Donat), etc. Cet itinéraire en cours de balisage, sera réellement opérationnel en 2008.
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