L'ÉMOUVANT HOMMAGE DE LA VILLE À SAMUEL PATY

C’est sur le parvis de l’Hôtel de Ville que s’est déroulé l’hommage à Samuel PATY en présence notamment du sénateur Jean-Yves ROUX, de la vice-présidente de la Région, Eliane Barreille, de maires de plusieurs communes, des membres du conseil municipal de Sisteron, de la Proviseure de la Cité scolaire et de représentants du corps enseignant, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers.

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C’est sur le parvis de l’Hôtel de Ville que s’est déroulé samedi, l’hommage de la Ville à Samuel PATY en présence notamment du sénateur Jean-Yves ROUX, de la vice-présidente de la Région Sud, Eliane Barreille, de maires de plusieurs communes, de membres du conseil municipal de Sisteron, de la Proviseure de la Cité scolaire  et de représentants du corps enseignant, de la gendramerie et des speurs-pompiers,  aux côtés de nombreux Sisteronais.

Pour débuter cet hommage, Daniel SPAGNOU, maire, a voulu s’appuyer sur l’ouvrage collectif « Les Territoires Perdus de la République » paru en 2002 et dans lequel des professeurs de l’enseignement secondaire de la région parisienne « dénonçaient déjà ces territoires perdus dans certaines cités. Ces endroits où les jeunes filles ne peuvent plus circuler librement, ne peuvent pas s’habiller comme elles le souhaitent, ne peuvent pas regarder les garçons dans les yeux…Qu’a-t-on fait depuis pour reconquérir ces territoires ? Rien. Au contraire, et je prends ici les enseignants à témoin, on a traité ces professeurs qui dénonçaient toutes ces dérives d’affabulateurs, ou pire, de menteurs ! Aujourd’hui, on nous présente la note et ce sont encore les enseignants qui la payent.»

Face à ce constat, le maire a appelé à « protéger notre République contre ceux qui veulent l’éteindre et la faire disparaître. Car ces fous qui prônent un islam radical et archaïque sont une minorité. Pour eux enseigner autre chose que la rigueur et la soumission n’est pas tolérable. Ils détestent rire, ils détestent la musiquer, ils bannissent le savoir et l’enseignement, en un mot ils ne supportent pas notre République des Lumières. Alors ils l’a combattent en espérant que nous nous laisserons gagner par la peur et la terreur. Mais notre République est inébranlable et ils vont bientôt s’en apercevoir. Enfin.. »

Et M. SPAGNOU de poursuivre en indiquant que « Les musulmans sont nos amis et la terre de France, comme elle l’a toujours été, est une terre d’accueil. Et nous la partageons avec ceux qui, quelle que soit leur religion, souhaitent y vivre en paix, en liberté et dans la tolérance. Mais tous les autres n’ont rien à y faire ! »

C’est ensuite aux parents que le maire a souhaité s’adresser «  ne perdez jamais de vue le devoir qui est exclusivement le vôtre : celui d’éduquer vos enfants et laissez aux professeurs celui d’enseigner et donc d’instruire.  Trop souvent l’autorité de l’enseignant est remise en cause en vous opposant à ses décisions et vous commettez de graves erreurs en le faisant. Les enseignants n’ont qu’un seul but : celui de faire de vos enfants des femmes et des hommes responsables, instruits et libres. Je vous en conjure, ne laissez pas ces pièges que tendent ces fanatiques, se refermer sur vos enfants car si vous n’y prenez garde, vous les perdrez comme ce jeune terroriste âgé de 18 ans, après qu’ils auront commis l’irréparable. »Et M. SPAGNOU de rappeler qu’en France « les familles n’ont aucun pouvoir dans l’enseignement public sur les contenus et les méthodes d’enseignement. C’est la loi et il faut que cela soit clair pour tout le monde une bonne fois pour toutes ! »

Pour le maire de Sisteron, aujourd’hui, « ce n’est plus seulement l’institution scolaire qui est confrontée à l’antisémitisme, à l’islamisme et au sexisme : c’est toute la société, et bien au-delà des banlieues et de leurs écoles. » Evoquant les mesures prises ou qui le seront par le gouvernement, le maire a souhaité qu’elles s’accompagnent « de la vigilance de tout un chacun ».

Une minute de silence a ensuite été observée avant que ne résonne la Marseillaise en mémoire de Samuel PATY, « ce Résistant qui n’a pas cédé aux menaces, et qui a poursuivi sa mission de transmettre le savoir jusqu’à la mort . Il est désormais le visage de la République», a souligné M. SPAGNOU qui a également associé à cet hommage « les 272 hommes et femmes victimes de ces barbares depuis 2012 et que nous ne devons pas oublier »