Duà

RDV Culturels

Exposition "Pêcheurs d'Asie"

Exposition de photographies de Jean-François MUTZIG à l'Espace d'Ornano

Public : Tout public

Ajouter à mon calendrier

Jean-François Mutzig exposait en 2017 à Sisteron « Des éléphants et des hommes »  qui synthétise l’esprit de sa démarche de photographe.

Ce travail entamé depuis quatorze ans lui a valu d’exposer à Monaco à la Galerie des Pêcheurs, inaugurée par le Prince Albert II, le Prix Spécial du Jury au prestigieux « Days Japan International Photojournalism Awards 2017 » pour son reportage sur le débardage des bois précieux au Myanmar. En 2015, Jean-François Mutzig s’est vu décerné la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture Fleur Pellerin. En mars 2018, son reportage « La Rapa Das Bestas » reçoit à Bellême, le prix du meilleur reportage et le prix de la meilleure photo décernés par le jury du concours « les Photographies de l’année ». La même année, le magazine Geo lui consacre un portfolio dans son Hors série du mois de septembre intitulé « Vivre heureux, le modèle nordique ».

En ces moments de mondialisation effrénée et d’uniformisation des modes de vie, il va à la découverte de comportements humains authentiques. Ses images s’attachent à montrer l’homme dans son activité quotidienne et à débusquer comme des valeurs rares mais sûres, l’harmonie et la paix qu’il entretient avec ses congénères et son environnement. Aujourd’hui, il revient à Sisteron présenter une série de photographies noir et blanc sur la pêche en Asie. 

Les espèces protégées ne sont pas épargnées. Des requins, des raies se côtoient sur les étals des poissonniers. Le spectre de la surpêche se précise et l'épuisement des ressources halieutiques ne fait plus de doute. Des spécialistes prophétisent que les océans seront vides dans trente ans. Une catastrophe écologique et une bombe alimentaire à court terme.

Par des actions intentées devant les tribunaux, les petits pêcheurs indiens qui pratiquent une pêche côtière, ont réussi à repousser l'activité des chalutiers au-delà de cinq kilomètres des côtes. D'autres lois de protection de la faune aquatique ont été promulguées, mais elles sont rarement appliquées. L'avenir n'est pas à l'optimisme. La ressource va manquer. Il suffit de regarder la quantité et la taille des poissons ramenés dans les filets sur les plages pour comprendre la dimension du problème. Quelles conséquences pour ces petits pêcheurs si la pêche continue à ce rythme effréné en mer ou dans les lacs ? D'où tireront-ils leur nourriture ?

Inauguration et visite commentée par le photographe le samedi 18 janvier à 11h
Horaires d'ouverture :

du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h

Entrée libre