Ville d'Histoire

Sisteron « Porte de la Provence », ville fleurie de 8000 habitants, à 485 mètres d'altitude, 135 km de Marseille et de Grenoble ainsi qu’à 180 km de Nice. Elle est la ville natale du poète Paul Arène (1843-1896).

Sisteron : perle de Haute Provence

Sur la Route Napoléon, au bord de la Durance et face aux falaises du rocher de la Baume, Sisteron est une halte privilégiée. "Ici un pays finit, un autre commence" car elle marque le passage entre la Provence et le Dauphiné, entre les Alpes et la mer.

Sisteron, terre singulière

La cité a des atouts naturels et historiques inestimables comme sa Citadelle et ses paysages enclavés dans un environnement typiquement provençal au bord de la Cluse de la Durance. Son ensoleillement exceptionnel (avec une moyenne de 300 jours de ciel bleu par an) confère un climat privilégié propice à une faune et une flore très diversifiée et exceptionnelle.

L’Histoire de Segustero

Village préhistorique il y a 4 000 ans, étape des Romains sur la voie Domitienne qui reliait l’Italie au delta du Rhône, évêché local dès le 6ème  siècle. Au 11ème siècle, ce château est la place forte du vaste comté de Forcalquier réuni au domaine des comtes de Provence, il est pour ces derniers la frontière du Nord.

Entre 1418 et 1445 a lieu le processus de rattachement du « village » de la Baume, situé de l’autre côté de la Durance.

De 1562 à 1594 les guerres de religions mettent en évidence l’importance militaire de la cité. Ces guerres voient protestants et catholiques se disputer la ville et sa forteresse, c’est alors que Jehan Sarrazin, ingénieur militaire, la renforce et imagine la citadelle actuelle. Le 15 août 1944 l’aviation anglo-américaine bombarde la ville, tuant une centaine de sisteronais et détruisant maisons et monuments.

La Citadelle de Sisteron, Joyau culturel de la Haute Provence

La Citadelle, monument historique remarquable et construite sur un éperon rocheux, domine la vallée de la Durance et offre un panorama saisissant de la Haute-Provence.

À l’origine bâtie comme frontière entre la région du Dauphiné et de la Provence. Déclarée monument historique, elle porte 8 siècles d’architecture et d’histoire sur un espace de 10 hectares.

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La Citadelle de Sisteron

Joseph Philippe François DELEUZE, Botaniste (1755-1835)

Botaniste bibliothécaire du Muséum de Paris, a publié des études sur le magnétisme animal et donné de remarquables traductions de Thompson et de Darwin. Il est également l’ami de De Laplane.

Jean Joseph Laurent DE GOMBERT, Homme politique (1766-1852)

Maire de Sisteron de 1808 à 1820 excepté pendant les cent jours. Conseiller général de 1815 à 1830. A l’arrivée de NAPOLEON le 5 Mars 1815, le Maire royaliste De Gombert et ses adjoints s'étaient décidés, contraints à venir à la rencontre de l'Empereur sur les objurgations d'officiers supérieurs, voulant éviter ainsi tout affrontement et toutes mesures de rétorsion à l'encontre de la population sisteronaise.

Edouard de Laplane, Historien (1774-1870)

Jean-Aimé-Édouard de Laplane est né au Virailh le 11 juin 1774 proche de Sisteron où sa famille s’est implantée depuis 1550. Sa vie est ponctuée de très nombreux voyages, de rencontres mais aussi de drames. Témoin de la révolution, de l’arrivée de Napoléon à Sisteron le 5 mars 1815 depuis l’aire St Jaume, de la vie mondaine de son époque mais aussi de la vie rurale telle qu’il l’a connu à Sisteron, à travers le département des Basses-Alpes et en Corrèze. Il fut maire de Sisteron, colonel de l’arrondissement de Sisteron puis secrétaire général de la préfecture des Basses Alpes en 1824 après avoir travaillé pour le Conseil Général du département dix ans plus tôt.

Passionné de littérature, d’archéologie et d’histoire générale, il a appris la philosophie, la danse, la musique et le jeu de boules. Lors d’un séjour à Sisteron en 1804-1805, il effectue ses premières recherches dans les archives de l’ancien hôtel de ville d’où il ressort avec une masse de documentation. Plus tard, celle-ci lui servira à rédiger un mémoire détaillé des richesses des archives municipales (1835) l’encourageant à rédiger son essai sur l’histoire de Sisteron. La médaille d’or de l’académie des inscriptions et belles lettres viendra récompenser en 1938 cet essai le poussant à rédiger l’histoire complète de la ville.  Il a entre autres écrit les études magistrales de l’"État et progrès de la société au XVème siècle", et l’"origine et révolution des noms de famille en Provence".

Le roi Louis XVIII lui accorde ses lettres de noblesse le 7 septembre 1816. De Laplane  écrit « ce qui prime c’est la noblesse des sentiments » et il aime à croire que ses enfants « tiendront à l’honneur de n’y point déroger ».  Il s'éteint à 96 ans, à Sisteron le 1er janvier 1870 après avoir rédiger ses mémoires.

Saint Marcel EYSSERIC, photographe (1831-1914)

Héraldiste, bibliophile, il  a consacré plusieurs études aux Tribunaux, aux Justices de Paix, aux Municipalités de Sisteron. Cet ancien magistrat, ouvert à toutes les nouveautés, a laissé encore une étonnante série de photographies qu'il réalisa de 1870 à 1900. Documents d'un inestimable intérêt fixant une nature et une ville alors en mutation. L’ensemble du fonds photographique Eysseric est numérisé et accessible via le site des archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence.

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Liens vers le site des archives départementales

Paul Arène, Poète (1843-1896)

Édouard de Laplane avait écrit l'histoire de Sisteron, Arène va chanter sa ville et son terroir. Il est né le 26 juin 1843 à Sisteron. Il sera un ciseleur du verbe et le meilleur de son œuvre, c'est la terre sisteronaise qui va l'inspirer avec sa lumière, ses senteurs, le soleil crépitant et tout ce qui vit, bruisse, chante, dans les lavandes et le thym. Il écrit en deux mois seulement son célèbre "Jean des Figues", des pièces de théâtre, des contes Parisiens puis Contes et Nouvelles de Provence, "La Gueuse Parfumée", "La Veine d'Argile".

Antibes lui inspire "La Chèvre d'Or" (1889). Domnine, un chef d’œuvre, sera son dernier roman.

Le 17 décembre 1896 à Antibes, on le trouve mort à sa table de travail, le front écroulé sur un conte inachevé. Sur sa pierre tombale on a gravé le distique qu'il avait dit à Mistral: " Iéu m'en vau l'amo ravido D'agué pantaïa ma vido" (je m'en vais l'âme ravie, d'avoir rêvé ma vie).

Gustave TARDIEU, Botaniste (1851-1932)

Géologue, botaniste, a publié en 1912 un "Guide des Alpes de Provence" que l'on consulte avec profit et de nombreuses études relatant excursions et ascensions au cœur du pays sisteronais.

Ernest Esclangon, scientifique (1876-1954)

Né le 17 mars 1876 à Mison, sa famille était originaire d’Entrepierres, commune voisine de Sisteron.

"Un gavot qui a bien servi la science" Il obtint son doctorat en 1904, avec une thèse très remarquée sur les fonctions qu'il a appelées quasi périodiques et qui tiennent une place importante dans un grand nombre de problèmes de physique mathématique et de mécanique céleste. Il rédigea 236 publications scientifiques.

Ses méthodes de calcul sur la propagation du son, permirent en 1918, de repérer et de détruire les "Berthas" qui, à 120 kilomètres de distance, tiraient sur Paris.

Directeur de l’observatoire de Paris, il créa en 1933, la première horloge parlante à usage téléphonique et radiophonique, qui donne encore aujourd’hui (tel: 3699), le top atomique.

Il est à l’origine de la création de la grande station astronomique de Saint-Michel l’Observatoire, près de Forcalquier. L’Académie des sciences lui décerna de nombreux prix. Jouissant d’une grande autorité scientifique dans le monde entier, il fut pendant plusieurs années Président de l’Union Astronomique Internationale. II décéda le 28 janvier 1954.

Achille CIVATTE, Médecin (1877-1956).

Le professeur Achille Civatte, d'une famille de médecins exerçant à Sisteron depuis le XVIII' siècle se consacra à la dermatologie. La haute valeur de ses travaux lui valut d'être élu à l'Académie de Médecine en 1950.

Paul Arène, Poète (1843-1896)

Édouard de Laplane avait écrit l'histoire de Sisteron, Arène va chanter sa ville et son terroir. Il est né le 26 juin 1843 à Sisteron. Il sera un ciseleur du verbe et le meilleur de son œuvre, c'est la terre sisteronaise qui va l'inspirer avec sa lumière, ses senteurs, le soleil crépitant et tout ce qui vit, bruisse, chante, dans les lavandes et le thym. Il écrit en deux mois seulement son célèbre "Jean des Figues", des pièces de théâtre, des contes Parisiens puis Contes et Nouvelles de Provence, "La Gueuse Parfumée", "La Veine d'Argile".

Antibes lui inspire "La Chèvre d'Or" (1889). Domnine, un chef d’œuvre, sera son dernier roman.

Le 17 décembre 1896 à Antibes, on le trouve mort à sa table de travail, le front écroulé sur un conte inachevé. Sur sa pierre tombale on a gravé le distique qu'il avait dit à Mistral: " Iéu m'en vau l'amo ravido D'agué pantaïa ma vido" (je m'en vais l'âme ravie, d'avoir rêvé ma vie).

Gustave TARDIEU, Botaniste (1851-1932)

Géologue, botaniste, a publié en 1912 un "Guide des Alpes de Provence" que l'on consulte avec profit et de nombreuses études relatant excursions et ascensions au cœur du pays sisteronais.

Ernest Esclangon, scientifique (1876-1954)

Né le 17 mars 1876 à Mison, sa famille était originaire d’Entrepierres, commune voisine de Sisteron.

"Un gavot qui a bien servi la science" Il obtint son doctorat en 1904, avec une thèse très remarquée sur les fonctions qu'il a appelées quasi périodiques et qui tiennent une place importante dans un grand nombre de problèmes de physique mathématique et de mécanique céleste. Il rédigea 236 publications scientifiques.

Ses méthodes de calcul sur la propagation du son, permirent en 1918, de repérer et de détruire les "Berthas" qui, à 120 kilomètres de distance, tiraient sur Paris.

Directeur de l’observatoire de Paris, il créa en 1933, la première horloge parlante à usage téléphonique et radiophonique, qui donne encore aujourd’hui (tel: 3699), le top atomique.

Il est à l’origine de la création de la grande station astronomique de Saint-Michel l’Observatoire, près de Forcalquier. L’Académie des sciences lui décerna de nombreux prix. Jouissant d’une grande autorité scientifique dans le monde entier, il fut pendant plusieurs années Président de l’Union Astronomique Internationale. II décéda le 28 janvier 1954.

Achille CIVATTE, Médecin (1877-1956)

Le professeur Achille Civatte, d'une famille de médecins exerçant à Sisteron depuis le XVIII' siècle se consacra à la dermatologie. La haute valeur de ses travaux lui valut d'être élu à l'Académie de Médecine en 1950.

Sisteron se trouve au carrefour de grandes routes culturelles

  • La route Napoléon retrace le parcours de l’empereur en 1815, de retour de son exil de l’île d’Elbe pour rejoindre Grenoble depuis Golfe-Juan. Après avoir été contraint d’abdiquer le 6 avril 1814, Napoléon Bonaparte est exilé à l’île d’Elbe. Dès lors il n’a qu’un objectif, s’évader et renverser la monarchie de Louis XVIII. Le 26 février 1815, Napoléon quitte l’île d’Elbe, débarque à Golfe Juan le 1er mars, accompagné de deux à trois mille hommes. Afin d’éviter les troupes royalistes cantonnées en Basse-Provence, il décide alors de gagner Grenoble par l’intérieur du pays. Il gagne Paris, avec ses hommes, le 20 mars 1815

Lien vers le site : La route Napoléon

La Route du Temps qui est un itinéraire pittoresque reliant la ville au village d’Estoublon. Elle passe par Pierre Écrite (5ème siècle), la Crypte de Dromon (11ème siècle), les villages de Saint-Geniez et d’Authon. Elle dévoile des curiosités géologiques et des panoramas de la Réserve Géologique de Haute-Provence.